Ticket To The Moon


Le commentaire de JC

Héhé, je suis l’heureux acolyte qui a pu participer à cette nouvelle aventure avec Valentine et Steve.

Une aventure avec eux au Canada, j’en rêvais et ils le savaient. Le voyage s’est organisé très rapidement, en une journée et pas plus de tergiversation, nous avons décidé de partir en voiture à plus de 600km de Montréal dans le nord du Québec. Quatre jours de ski Hok dans les grands espaces du Nord québécois, en voyageant de refuge en refuge, les sacs sur le dos. Pas de doute, si c’était à refaire … je le referai !

Chaque journée avait sa particularité. La première longue étape était le voyage en voiture de Montréal à Saint-Fulgence. Passage par Québec de nuit, on y voyait déjà beaucoup plus de neige que sur Montréal où la majeure partie avait fondu juste avant mon arrivée au Québec.
Le premier dépaysement fut cette grande route bien « américaine » sur laquelle nous avons roulé pendant plus de 300km de nuit. Des sapins, des lacs, le tout bordée de neige épaisse : la 175 Nord !! Une bonne ambiance de voyage règne déjà dans la voiture pour le début de l’aventure. (Même si Valou nous a vite lâché pour roupiller à l’arrière).
En arrivant au Parc national des Monts-Valin, après un bon sept heures de route, il était environ 4h du matin. Après quatre petites heures de dodo dans la voiture, c’était parti pour l’aventure ! Accueil, location des skis, achat d’une carte et nous voilà embarqués pour 4 jours de ski Hok « into the wild ».

Le parcours, c’est deux jours de montée suivis de deux jours de descente. Le point le plus haut que nous ayons atteint se trouvait à 980m. La vue y était exceptionnelle.
Chaque refuge avait son petit charme et son authenticité par sa simplicité. Pas d’eau, pas d’électricité, tout ce qu’on aime. On n’est pas la pour du luxe et c’est ce qui fait tout le plaisir d’une expédition comme celle-là. Apercevoir le refuge en fin d’après midi et être impatient d’allumer un feu, pour se réchauffer et faire fondre la neige, afin d’avoir de l’eau, ce dont on a le plus besoin (avec les barres de céréales !).

La veille du quatrième jour, au refuge « L’hibernale » nous avons cuisiné les pâtes les moins « al dente » que nous n’ayons jamais vu. Le feu marchait bien, mais il était toujours long de réussir à faire bouillir l’eau et nous avons eu la folle idée de disperser la grande quantité de pâtes qu’il nous restait dans deux petites casseroles de randonnée. Mauvaise idée, ça respire pas là-dedans, les pâtes ont collé, un désastre !! Des cuites, des pas cuites, des carrément encore croustillantes … ça ne donnait pas vraiment envie, mais nous les avons quand même bien mangé, en les accompagnant de sauce. Devant l’esthétique de la chose, Valou a préféré troquer les pâtes pour un thé au Jasmin. Joke.

La pratique du ski Hok était une bonne expérience elle-aussi pendant ce voyage, un mélange de raquette et de ski nordique. Bien agrippant en montée, avec l’articulation sur le ski et, croyez-moi, ça glisse très bien en descente !! Prise de vitesse rapide, mais contrôle difficile du fait que les chevilles soient libres.
Pendant la première journée de descente, nous avons pris beaucoup de belles gamelles. On savait d’avance qu’on tomberait, mais on y allait fièrement. La maîtrise de ces skis pour la descente est difficile au début, surtout quand le tracé n’est ni plus ni moins que de l’improvisation dans une pente étroitement bordée d’arbre.

J’ai également été marqué d’avoir pu partager un moment privilégié avec un petit écureuil qui se prenait pour un top model. Il se laissait prendre en photo de très près, c’était un régal de le voir bouger et de pouvoir prendre de beaux clichés. Je l’ai baptisé Tic et me suis lancé à la recherche de Tac pendant tout le reste de l’expédition, mais aucune trace. Si vous l’voyez …

Le dernier jour, nous avions les sacs déjà plus légers et ça se ressentait. La météo était très nuageuse et nous étions nous-même dans les nuages. Cette dernière journée fut courte et nous sommes arrivés tôt à l’accueil.

C’était une très bonne première expérience de voyage en pleine forêt. Quatre jours à vivre loin de tout, proche de la nature et à faire avec les moyens les plus simples, partir avec le strict minimum.
Le fait d’avoir vécu pendant quatre jours à faire fondre la neige pour boire l’eau dont on avait besoin était génial. C’était une première pour moi et j’étais surpris de voir que, dans les refuges, l’une des choses importantes en plus des lits et du poêle à bois, c’est la grosse marmite de X litres … je sais à quoi elle sert maintenant !!

L’une des dernières sensations et anecdote de l’aventure est le Burger King qu’on a dévoré à notre arrivée à Chicoutimi.

Bref, j’aurai encore plein de choses à raconter sur cette aventure, mais ce que ce que je retiens, c’est que ça ne sera pas ma dernière expédition, et les autres n’en seront que plus longues. Arrêtons de rêver et voyageons.

Merci à Steve et Valou pour cette expé.

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